Qu'est-ce que le PAM (Gestion des accès à privilèges) ?
La Gestion des accès à privilèges (PAM, Privileged Access Management) désigne les outils et pratiques permettant de contrôler, surveiller et sécuriser les comptes disposant de droits élevés — comptes administrateur, accès root, identifiants de bases de données, et autres identités à forte privilèges. Une solution PAM stocke généralement les identifiants dans un coffre-fort chiffré, accorde l'accès via un mécanisme de checkout à la demande plutôt que des mots de passe permanents, enregistre les sessions privilégiées à des fins d'audit, et effectue une rotation régulière des secrets. Le PAM a d'abord été conçu pour encadrer les administrateurs humains, mais s'applique de plus en plus aux comptes de service et identités machine à privilèges, qui portent souvent le même niveau d'accès qu'un administrateur humain sans bénéficier de la même surveillance.
Pourquoi c'est important
Les outils PAM ont été pensés autour de connexions humaines, de workflows de checkout manuel et d'enregistrement de session — des hypothèses qui ne tiennent plus face aux identités machine. Un pipeline CI/CD, un script d'automatisation ou un agent IA a besoin d'un identifiant des milliers de fois par jour, pas d'un checkout manuel par session : de nombreuses organisations excluent donc les identités non humaines du périmètre PAM et gèrent leurs secrets à part, voire pas du tout. Cet écart pèse lourd : 80 % des violations d'identité impliquent une identité non humaine (OWASP NHI Top 10, 2025), et dans une entreprise type de 100 salariés, les identités non humaines peuvent surpasser les employés humains dans un rapport de 45 pour 1. Un compte de service sur-privilégié resté hors du coffre PAM — réutilisé entre environnements, jamais tourné — devient une cible de choix, à la fois puissante et hors radar. Avec l'entrée en vigueur de NIS2 le 1er octobre 2026, l'Objectif 13 du ReCyF de l'ANSSI impose explicitement aux comptes de service et identifiants machine la même rigueur de gouvernance qu'aux accès à privilèges humains.
Comment Cydenti vous aide
Cydenti étend la visibilité et la gouvernance offertes par le PAM aux administrateurs humains vers la population, bien plus vaste, des identités non humaines que les outils PAM couvrent rarement. Il découvre les comptes de service, clés API et identifiants d'automatisation à privilèges dans votre environnement, signale ceux disposant de droits excessifs, et fait remonter les secrets obsolètes ou jamais tournés que les coffres PAM n'ont jamais été configurés pour suivre. Plutôt que de remplacer le PAM, Cydenti comble l'angle mort qu'il laisse sur les identités machine. Découvrez comment Cydenti cartographie les accès privilégiés non humains dans votre organisation.
Explorer →Questions fréquentes
Le PAM couvre-t-il les comptes de service et les clés API ?
Les outils PAM traditionnels ont été conçus pour les utilisateurs humains à privilèges et ne couvrent souvent que partiellement les comptes de service, principalement via le coffrage d'identifiants statiques. Ils manquent généralement de visibilité sur les clés API, tokens OAuth et l'ensemble des identités d'automatisation, d'où l'émergence d'une sécurité NHI dédiée en complément.
Le PAM est-il équivalent à la sécurité des NHI ?
Non. Le PAM se concentre sur le contrôle d'accès des comptes à privilèges élevés, humains ou machine. La sécurité des NHI est plus large : elle couvre l'inventaire et le cycle de vie complet de toutes les identités non humaines, privilégiées ou non, incluant découverte, attribution de propriétaire, rotation et scoring de risque.
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