Qu'est-ce que le CIEM ?
Le CIEM (Cloud Infrastructure Entitlement Management, gestion des droits d'accès cloud) désigne une catégorie d'outils de sécurité qui découvrent, analysent et gèrent les permissions accordées aux identités — humaines et non humaines — dans les environnements cloud comme AWS, Azure ou Google Cloud. Les plateformes CIEM cartographient ce que chaque identité machine est réellement autorisée à faire, comparent ces droits à leur usage réel, et signalent les permissions excessives ou inutilisées. Comme les systèmes IAM cloud autorisent des milliers de combinaisons de permissions fines, les droits d'accès s'accumulent rapidement sur les comptes de service, rôles IAM et clés API, sans jamais être nettoyés. Le CIEM scanne en continu les comptes cloud, corrèle rôles, politiques et accès aux ressources, et produit une vue normalisée des privilèges sur des environnements multi-cloud, au service du moindre privilège.
Pourquoi c'est important
Dans le cloud, la majorité des droits d'accès appartiennent à des machines, pas à des humains : comptes de service, rôles IAM, fonctions Lambda et pipelines CI/CD héritent souvent de permissions larges accordées une fois lors de la configuration, jamais revues depuis. Un rôle cloud sur-privilégié — une identité non humaine (NHI) disposant d'un accès en écriture aux buckets de stockage, aux gestionnaires de secrets ou au provisioning de ressources — peut devenir le point de bascule d'une intrusion complète si ses identifiants fuitent. Les identités non humaines peuvent dépasser le nombre d'employés humains dans un ratio de 45 pour 1, et une entreprise de 100 personnes exploite typiquement plus de 2 000 identités non humaines, dont beaucoup détiennent des droits cloud que personne ne surveille activement. Sans CIEM, ces permissions prolifèrent silencieusement : un service désactivé conserve des droits admin, un rôle de test peut supprimer des données de production. Selon l'OWASP, 80 % des compromissions d'identité impliquent une identité non humaine — et l'accumulation de droits cloud est l'un des principaux moteurs de ce risque.
Comment Cydenti vous aide
Cydenti étend la visibilité sur les droits d'accès au-delà de la console cloud, jusqu'à l'ensemble des identités non humaines qui les détiennent — comptes de service, clés API, bots d'automatisation, agents IA — en croisant ce que chacune a le droit de faire avec ce qu'elle fait réellement. Plutôt que de traiter les rôles cloud isolément, Cydenti les intègre au graphe d'identité global, aux côtés des secrets, tokens et applications qui leur sont liés, pour révéler les droits sur-privilégiés ou orphelins que les outils CIEM classiques ne voient pas dans leur contexte complet. Les équipes sécurité disposent ainsi d'un point unique pour prioriser la remédiation.
Explorer →Questions fréquentes
Quelle est la différence entre CIEM et IAM ?
L'IAM définit et applique les politiques d'accès ; le CIEM analyse ce que ces politiques accordent réellement et comment les permissions sont utilisées dans le cloud. Le CIEM vient en complément de l'IAM (et du PAM) comme couche d'analyse et de réduction des droits, en signalant les permissions excessives, inutilisées ou risquées que l'IAM seul ne révèle pas.
Le CIEM couvre-t-il les identités non humaines ?
La plupart des outils CIEM suivent les droits des rôles IAM cloud et comptes de service, mais s'arrêtent généralement à la frontière du fournisseur cloud. Ils omettent souvent les clés API, tokens OAuth et secrets utilisés hors de l'IAM natif, d'où l'intérêt de compléter le CIEM par une sécurité des identités non humaines plus large.
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